Artistes Il y a 18 artistes

  • CRASH

    Enfant du Bronx, né en 1961, John Crash Matos prend part au mouvement graffiti dès son plus jeune âge. Au fur et à mesure de ses rencontres, notamment avec Keith Haring, Crash nourrit de belles ambitions artistiques mais surtout, un style bien à lui : fasciné par les comics, le pop-art et la bande-dessinée, Crash traite la couleur de manière explosive et s'épanouit dans des compositions saturées à l'indéniable énergie. Dès 1980, son travail en atelier s'expose en galerie puis dans les collections muséales du monde entier. Pionnier du mouvement graffiti old-school, Crash contribue grandement à la reconnaissance de ces formes artistiques dans une histoire de l'art.

    Scrabble projette l'expression ultime et spontanée d'une âme pure, obsédée par les lettres, sans jamais faillir à une exigence plastique ni aux préceptes inhérents à cette pratique urbaine : dynamisme, authenticité et surtout sans limites aucune. En véritable légende vivante du graffiti, Crash propose ici une démonstration de force de sa maîtrise des lettres à travers une toute nouvelle production sur toiles et sur papier. Querelles de couleurs et de formes, Scrabble s'amuse de nos sens et nous ramène avec sincérité à l'essence même du mouvement.

  • FUTURA

    Né à New York en 1955
    Travaille et réside à New York

    Légende vivante de la scène du graffiti, illustrateur, photographe, sculpteur, créateur de mode et concepteur graphique de new york city, Futura – également connu comme Futura 2000 – est l’un des protagonistes les plus importants de l’actuelle scène internationale de l’art urbain. Le contemporain de Samo, Keith Haring, Richard Hambleton, Cope2 et de plein d’autres auteurs emblématiques de New York, Futura, a aidé à définir le mouvement du graffiti du début des années 1970 en l’éloignant du lettrage et en le redirigeant vers un style plus abstrait et pictural. Ce grand artiste influent aux multiples facettes est, jusqu’a aujourd’hui, resté unique, frais, et évolutif, et son style caractéristique a pavé la route pour une toute nouvelle génération très médiatisée de street artists.

  • GUM

    A travers ses oeuvres , Gum redéfinit les codes préfabriqués d’une société à l’agonie. Avec un esthétisme acidulé et coloré, il parle de la perte de repères, où plus personne ne trouve sa place, dans une société de surconsommation aseptisée, indigeste, où l’abrutissement de la conscience générale nous rend amorphes.
    Son art, c’est sa manière de décrire et dénoncer un monde où « rien ne va plus ».
    le plastique est le point central de sa démarche artistique et le fil conducteur de ces thèmes de prédilection : la pub, la consommation et la surconsommation, le sexe, …

  • HONET

    Artiste à personnalités multiples, graffiti-artiste depuis un quart de siècle, illustrateur mondain pour Prada ou Lacoste, collectionneur d'instants éphémères, archiviste en curiosités urbaine, initié au Paris secret et mystérieux, explorateur de labyrinthe et grand voyageur, Honet nous ouvre les portes de son cabinet de curiosité, dans une farandole d'images tantôt naïves et romantiques tantôt gothiques et inquiétantes.

    En véritable scientifique des écritures, plus largement explorateur des insolites avec un grand I, Honet mystifie les langages et alphabets, depuis toujours objets de ses fascinations. Dans son style inébranlable et minimaliste, il assemble pour sa troisième exposition à la galerie At Down les signes et codes nichés dans l’ASCII. Le smiley pour point de départ, cette norme informatique de codage de caractères est capable d’improbables lectures artistiques et assurément universelles. Signatures de mail, messages sublimés échangés sur des forums ou fioritures de discussions à l’image de nos actuels emojis, l’ASCII Art cristallise les nouveaux moyens d’échanges d’une génération décomplexée sur l’appropriation de sa langue.

    Déstabilisant les frontières entre art et langages, Honet traduit ici sa culture graffiti et une vision du monde par le biais d’indices disséminés de façon très ludique. Dans une recherche de l’équilibre parfait entre les enjeux du monde moderne et l’héritage du passé, il signe une exposition à sens multiples, et livre des intrigues à déchiffrer tel un archéologue désireux de sublimer l’ordinaire.

  • JONNYSTYLE

    Né en 1980, MONTPELLIER

    Issu du graffiti, Jonnystyle a effectué un pas de côté vis à vis de sa forme “classique”. Cette distanciation se matérialise au travers de médium différents, principalement la peinture au pinceau. Mais il a gardé le terrain de jeu : la rue. C’est là, à la vue de tous, qu’il développe son style, toujours avec une pointe d’humour et impertinence.

    Le personnage de Français prolétaire à moustache incarne à la
    fois
    l’underground, l’interdit, le pied-de-nez, tout étant sympathique et pétri d’autodérision. Depuis sa création en 2005, ce personnage n’a cessé d’évoluer, et est aujourd’hui mis en scène sous la forme de clins d’oeil dans des compositions très variées. 

    C’est dans les années 90 que l’artiste saute à pieds joints dans l’adolescence et dans le graffiti. Pendant une petite dizaine d’années, il murit en même temps que cette culture, en adoptant les bons comme les mauvais côtés du mouvement.

    L’opposition entre la culture profondément street de Jonnystyle et sa volonté de convoquer voire d’interpeller d’autres cultures pour les faire interagir ne s’est pas faite sans accrocs, mais heureusement pas sans joie non plus...
    La preuve avec sa rencontre de Philippe Lefèvre, directeur de la galerie At Down,
    qui lui confie les rênes d’une exposition personnelle du 26 Avril au 9 Juin 2013.

    Cette entrée en galerie coïncide avec une nouvelle évolution pour Jonnystyle, qui, comme à son habitude, ne sera pas avare en surprises. 

  • JONONE

    John Andrew Perello dit JonOne est artiste graffeur , né dans le ghetto new-yorkais d’Harlem, en 1963.

    Entre rupture scolaire et difficultés familiales, le jeune homme n’échappe pas au quotidien d’une jeunesse en danger et embrasse l’école de la rue. À l’âge de 17 ans, il débute le Graffiti. Writer embusqué sur la ligne A du métro de New York, John devenu Jonone fonde, épaulé d’une poignée d’activistes graffers, l’illustre collectif international 156 All Starz, en 1984. Ces early years voient la rencontre avec le français Bando, qui l’invite immédiatement à Paris.

    L’artiste arpente alors le macadam, en excellente compagnie des pionniers du mouvement Hip-hop français, et entame une production de peintures au coeur d’un atelier campé à l’Hôpital Éphémère.

    Ses toiles connaissent également l’honneur d’expositions à Tokyo, Monaco, New York ou Hongkong. Dans les sous-sols du métro ou la lumière des galeries, Jonone consomme à pleines dents son mariage hexagonal, et ne quittera plus le territoire. Aujourd’hui, il vit toujours à Paris.

    Il est à ce jour l'un des plus important expressionniste abstrait en activité, issu du monde du Graffiti.

  • L'ATLAS

    Né en 1978

    Vit et travaille à: 
    Paris, France 48° 51' 23.8104" N, 2° 21' 7.9992" E

    L’Atlas commence le graffiti dans les années 90. Fasciné par le travail du trait et de l’écriture, il part étudier la calligraphie arabe traditionnelle au Maroc, en Égypte et en Syrie. Il s’intéresse tout particulièrement au koufi, écriture géométrique dont il transpose les codes dans l’alphabet latin, créant ainsi sa propre typographie.

    L’Atlas expérimente plusieurs media tels que la photographie, la peinture ou la vidéo. Après avoir travaillé un moment dans le cinéma, où il apprend les techniques traditionnelles du montage et réalise quelques documentaires, il développe un univers pictural où toute lettre est considérée comme une forme, et toute forme comme une lettre. Peu à peu, la ville elle-même lui apparaît chargée de signes dont il collecte la trace presque abstraite avec un système d’empreinte.

    Artiste méticuleux à la recherche d’une certaine pureté, tant dans la forme que dans l’usage parcimonieux des couleurs. La pensée orientale, selon laquelle la dualité est source de complémentarité, occupe une  place prépondérante dans sa vie et dans son art. C’est de là qu’il puise l’essentiel de sa démarche artistique. On observe en effet une dichotomie récurrente entre le blanc et le noir dans la majeure partie de ses compositions. Souvent comparé au mouvement contestataire italien de la fin des années 60, l’Arte Povera. il renonce, la plupart du temps, à un équipement lourd qui pourrait le rendre tributaire de l’économie et des institutions culturelles. Il accorde une grande importance au processus, et plus précisément au geste créateur

    Son travail sur le logo et la calligraphie le mène vers d’autres formes d’intervention dans la rue. Il devient, avec Zevs une figure du courant post-graffiti et conçoit une série d’interventions urbaines comme le tracé de boussoles urbaines dont une face au centre Georges Pompidou, réalisée parfois au gaffeur, un de ses outils de prédilection. Une autre de ses techniques consiste à prendre des empreintes des plaques d’égout par contact. L’œuvre de L’Atlas se veut réconciliatrice, entre la ville et l’homme, l’extérieur et l’intérieur. Avec le temps, sa pratique artistique évolue, parallèlement à sa présence dans la rue, vers la conception d’œuvres qui résistent au temps, et qui viennent naturellement s’inscrire, de même que les affiches ou les boussoles au scotch s’inscrivent dans la ville, dans des lieux d’exposition adaptés, sans perdre pour autant l’esprit contestataire et subversif qui les caractérise.

  • LOKO

    Artiste peintre né un dimanche de pleine lune en 1982, Loko a obtenu le Diplôme National Supérieur d'Art Plastique à l'Ecole d'Art d'Aix-en-Provence.
    Depuis 2000, il a participé a de nombreuses performances et expositions collectives dans le Sud de la France.
    Mixant rouleaux, pinceaux et bombes dans ses créations murales, il innove en prenant ses marques par rapport à l'imagerie du graffiti classique.

    Aujourd'hui actif sur Montpellier et sa région, il a su imposer son style grâce à ses œuvres immédiatement identifiables et une production en milieu urbain incessante.

    Trifouilleur de têtes depuis petit, traîneur de nuits aléatoires, amoureux de poubelles de toutes tailles, il a combiné ses diverses passions donnant lieu à une cohorte de peintures bariolées à travers les rues de la ville.

  • MEAR ONE

    MEAR ONE (Kalen Ockerman) a été à la pointe du graffiti de Los Angeles et de la culture de l’art mural pendant près de trois décennies. Il est célèbre pour avoir lancé le mouvement de l’art du graffiti de Melrose à la fin des années 80 et est considéré par beaucoup comme le plus prolifique muraliste public de Los Angeles. Au début de sa carrière, MEAR a gagné la reconnaissance du public pour avoir allié graffiti et Beaux-Arts.
    Il fut le premier graffeur à exposer à la célèbre 01 Gallery sur Melrose, ainsi qu’à 33 1/3 Gallery à Silverlake, où Banksy, fera plus tard, sa première exposition en Amérique du Nord. Le travail de MEAR ONE faisait partie de l’exposition Art in the Streets 2011 au Musée d’art contemporain de Los Angeles. Il est  connu pour créer de puissantes images mélangeant philosophie, mythologie ancienne et politiquemoderne afin de faire évoluer les consciences. Cette interprétation de la réalité est réalisée grâce à un équilibre entre réalisme et surnaturel.
    MEAR ONE nous aide à envisager l’esprit sublime de notre temps – pas en échappant à la réalité, mais en nous y confrontant.

  • MIST

    Né en 1972 / Travaille à MONTPELLIER

    C’est à la fin des années 80 que Mist découvre le graffiti le long des chemins de fer du RER en se rendant à son école d’art graphique à Paris.
    Captivé par ce qu’il voyait, il réalise son premier graff en 1988. Ses peintures aux couleurs acidulées et Wildstyle ne laisse personne indifférent. Très vite il est reconnu comme un des plus talentueux graffiteur de la capitale. Il est également l’un des rare qui excelle aussi bien dans le travail des volumes que dans le dessin. 
    En 1998, il développe son travail de sculpture et réalise son premier personnage en volume. En 2001, avec son label « Bonustoys », il édite ses propres jouets.
    Il devient alors l’un des pionniers de ce que nous appelons «designer toys», ces petites sculptures en vinyle aujourd’hui ont été produites de 100 à 1000 exemplaires et ont été vendus dans les magasins de jouets de collection dans le monde entier.
    Les spécialistes le place dans le top cinq mondial au côté d’artistes comme Kaws et Futura. Aujourd’hui, Mist se consacre pleinement à sa création dans son atelier de Montpellier, où il vit. La Galerie LE FEUVRE l’a exposé à deux reprises. L’exposition « New Paintings and Sculptures» l’a révélé au grand public.

    Il a également exposé aux coté de Tilt et d'Alëxone pour l'exposition inaugurale de la galerie At Down en février 2013, et aux coté de Smash137 en mai 2014 à Montpellier et confie régulièrement de nouvelles oeuvres à la galerie.

  • MOMIES

    Momies fait ses premiers pas sur la scène graffiti Montpelliéraine en 1993 sous le pseudonyme de Pyre.
    Artiste influant du sud de la France, il se démarque avec un style unique en son genre, des tracés indéfinissables, industriels, tout en rondeur surnommés  « modules ».
    Il participe à de nombreux projets artistiques sur Montpellier ainsi qu’à travers l’Europe. Ses nombreux déplacements à l’étranger (R.U., N.Y., Belgique, Ukraine, Bulgarie, Portugal) lui ont permis d’acquérir et d’affirmer son style inimitable.

  • NASTY

    Né en 1974 / PARIS

    30 ans qu’il parfume Paris de couleurs et de lettres, 30 ans que la culture graffiti française rayonne avec lui, à dimension internationale. Ce qui aurait pu rester de simples enfantillages dans l’enceinte des terrains vagues vers la fin des années 1980, s’est mué en un incroyable parcours artistique, ponctué d’expositions en galeries et musées, et de collaborations toutes aussi enrichissantes.
    Nasty, pur produit de la ville comme il aime à le dire, participe depuis ses premières heures, à faire épanouir l’esprit et l’esthétique graffiti dans ses plus beaux atours : lettrages léchés, couleurs explosives, contours appliqués, highlights justement placés et supports soigneusement dérobés dans les sous sols du réseau de métro parisien. Véritables fragments de la culture urbaine dont son nom est désormais indissociable, Nasty semble y confiner tous ses souvenirs, son allégeance à l’esprit graffiti et la toute sincérité d’un geste limpide et assuré.
    Puisant dans le meilleur de ses racines, il partage aujourd’hui à la galerie At Down avec chacun d’entre nous, un condensé des codes de l’art graffiti, et participe justement à ouvrir nos sens vers les fondamentaux du mouvement.

  • POLAR

    Revenu d’une escapade longue de deux années, Polar semblait impatient de faire parler ses mains, son coeur large de souvenirs et son regard, mûri par la diversité des pays parcourus. Sur son passage, les terres insaisissables, de l’Australie à la Nouvelle-Zélande en passant par la Colombie, déclenchent en lui l’intense désir de renouveler sa peinture, et de traduire la variété des sentiments rencontrés.
    Enivré d’énergie, il recompose les souvenirs émerveillés de son voyage en accordant une large place à la Nature et aux différentes végétations luxuriantes, tendrement observées ci-et-là. Loin d’être morte, sa nature à lui diffuse des ondes d’une rondeur parfaite, des nappes visuelles au psychédélisme contemporain, et nous éloigne de toute réalité normée.
    Allégorie d’une renaissance tant esthétique que spirituelle, Polar transforme la galerie At Down à son image, un havre de paix coloré, résolument épanoui et ouvert sur le monde.

  • SMOLE

    Dévoué depuis la fin des années 90 à la pratique la plus furieusement vivante du graffiti, celle qui sévit sur les trains et autres roulants, Smole décline sur une multitude de supports, un style libre et désinvolte. Lettrages sophistiqués, compositions dynamiques et palettes de couleurs largement exploitées, il incarne en toute authenticité, l’esprit espiègle du graffiti. D’une créativité et productivité presque obsessionnelle, il soigne avec précision technique un univers truffé d’imageries populaires et d’anecdotes personnelles. Reconnu par ses pairs, soutenu par ses proches, Smole fait désormais parti de ces rares peintres prolifiques à n’avoir jamais douté de sa passion, passion à laquelle donc, il dédie sa vie.
    De retour à la galerie At Down, Smole poursuit son travail sur toiles, toujours aussi riche de couleurs et d’enthousiasme.
    Baptisée “Train 2 vie”, l’exposition dilue l’art à sa vie, son quotidien, cadencé de voyages, de rencontres, de camaraderies, de risques et de passion.

  • TANC

    Né en 1979 à Paris.

    Vit et travaille à Paris. Tanc a déjà exposé à travers le monde. Ce qui le caractérise, c'est l'unicité de son style, une caractéristique qu'on comprend plus quand on apprend que Tanc a grandi avec le graffiti. Il considère que l'art de la rue est éphémère et que l'action est plus importante que le résultat. Pour lui "artiste est un mode de vie", l'investissement doit être total et l'intégrité absolue. Au début des années 2000, il se concentre sur un travail d'atelier et se démarque tout de suite des graffeurs traditionnels par son travail basé sur le trait. Une recherche sur la synthèse. D'abord de son nom, puis de celle des tags en général, puis des personnes, de la musique, et pour finir de son sujet préféré : la vie.

    Essentiellement basé sur le trait, son travail ne cherche pas à être parfait mais plutôt spontané. C'est l'état dans lequel il est qui va définir sa densité et sa rigueur. Son rythme cardiaque actionne son bras à la manière d'un métronome, il ne doit pas essayer de contrôler ce flux mais juste de comprendre la composition qu'il fait apparaître en équilibre entre son conscient et son inconscient. Il compose sa musique et ses toiles d'une manière spontanée.

    Il est dense ou léger, rigoureux ou déstructuré, Tanc ne joue pas, il vit son art. Il signe ses toiles Tanc comme il signe les murs de ses tags depuis l'adolescence. Cette discipline est d'abord l'exutoire instinctif d'un besoin d'expression : il se réapproprie l'espace urbain en criant son nom à la ville avec force.

    Bientôt, les lettres disparaissent et Tanc s'engage dans une recherche formelle abstraite. En concentrant son travail sur le trait et la couleur, il renouvelle la recherche picturale classique en la confrontant à la vivacité première de l'art de la rue : prépondérance de l'action, perfection du geste, acceptation de l'aléa et expression d'une singularité forte. Avant tout, ses œuvres frappent par leur intensité, leur musicalité et la vibration des lumières et des matières. L'action, l'énergie et l'émotion de l'artiste touchent le spectateur de la façon la plus sensuelle, intime et immédiate.

  • TILT

    Tilt est une figure internationale du graffiti, originaire de Toulouse. S’auto-proclamant « fétichiste du graffiti », il développe sa pratique dans les rues et sur les trains.
    Ses premiers tags, sur des rampes de skateboard, datent de 1988, depuis son travail s’est enrichi et témoigne de l’influence de ses nombreux voyages. Ses séjours lui ont permis d’exposer et de marquer de son empreinte près de 40 pays dont les Etats-Unis, le Japon, les Philippines, le Sénégal, la Chine, la Nouvelle Zélande, l'Australie, ainsi que de nombreuses villes en Europe.
    Tilt aime démontrer par sa pratique, que la forme initiale du graffiti peut avoir un impact aussi fort que des compositions plus complexes ou figuratives. Il propose un vocabulaire formel propre et des couleurs pures qui traduisent son approche primitive du graffiti classique dont il est issu. Son utilisation exclusive de formes arrondies se rapporte à son obsession pour les courbes dont son nom n’est initialement pas constitué. Selon les codes du graffiti, l’écriture constitue le principal axe de son travail. Fidèle a ses origines, il garde le même plaisir a peindre dans la rue, lieu dans lequel il se sent toujours plus libre. Tilt a publié plusieurs livres de son art associé à la photographie, Fetish BubbleGirls, My love letters, a Scotland yard, My egodrips, Photograffitiltism, Closer to God in heels et Magic & Destroy.

  • VANIA

    Terreau fertile d’un graffiti pluriel, sempiternel soleil et carrefour des rencontres immanquable, c’est depuis le Sud de la France que Vania cultive un style libre, brillamment personnel. Partie prenante d’un noyau dur local très actif et ce dès 1990, cet infatigable voyageur entreprend sa vie comme un terrain de jeu géant : vingt-sept ans plus tard, avec un peu plus d’une vingtaine de destinations au compteur (témoignant un fort intérêt pour les pays de l’Europe de l’Est) et une productivité conséquente, le nom de Vania résonne comme une évidence intergénérationnelle. 

    Enraciné dans la culture graffiti la plus traditionnelle donc, à coups de signatures wildstyle et alambiquées, Vania décide pourtant très vite d’aller chercher la radicalité dans son acte, l’économie dans son geste. Tout en restant fidèle aux principes inhérents à la pratique (spontanéité; prise de risque; vitesse d’exécution; impact visuel), son style glisse progressivement vers une épuration totale des lettres et autres ornements. Le nom devenant invisible, c’est désormais son style qui parle à sa place : minimaliste, aérien, fugace, et résolument abstrait. À l’image de ces supports roulants, Vania détale à toute vitesse, persiste et signe dans son style, convaincu de ne devoir écouter que son instinct. Près d’une quinzaine d’années avant l’avènement d’une tendance mondiale pour un graffiti abstrait, il essuie les critiques et réflexions au parfum d’incompréhensions. TER et autres wagons aux couleurs de l’Europe voient alors défiler le jeu incessant de ce qu’il présente comme des fleurs, suggérées par trois pétales et un bouton rondement dessiné. La tige enfin, élancée et assurée, vient faire le lien avec le support, le cadre, l’environnement. Car Vania occupe l’espace sans jamais nier l’existence d’une gravité, d’une fondation. En partant de manière systématique du sol ou du bas de caisse d’un wagon, ses fleurs ou compositions géométriques viennent ensuite jaillir dans tous les sens, trahissant une main pulsionnelle, une exécution que l’on pourrait croire quasi-chorégraphiée. Bouquets de couleurs savamment associées sur fond de projections aléatoires et ruisselantes, le motif inlassablement répété génère l’effet de surprise à une subtile esthétique qu’on lui reconnaît désormais comme étant sa propre marque de fabrique. 

  • ZEST

    Né en 1980, MONTPELLIER

    Sensible et solaire, la personnalité de Zest rayonne d’une culture graffiti des années 90 où s’incorpore doucement une fascination pour l’abstraction. Communion du geste et de la spontanéité, cette direction
    désormais omniprésente dans son travail, trouve écho dans son passé de graffeur tout en le propulsant dans une contemporanéité certaine. De l’hyperréalisme de ses débuts à une progressive décomposition des formes, cette exposition personnelle présente une nouvelle facette de ses envies, placées sous le signe de l’expérimentation et du raffinement. Layers comme son nom l’indique, glorifie la peinture accumulée, juxtaposée, déposée en couches. C’est aussi le vestige de ses années passées auprès des murs des terrains-vagues, aux innombrables passages de coups de bombes, Barannes et autres rouleaux. Par une maîtrise unique des associations de couleurs, Zest nous projette dans de surprenantes ambiances, à la fois méditative et dynamique.
    Layers, troisième exposition personnelle de l’artiste à la galerie At Down, est une remise au goût du jour de l’art abstrait, à travers le prisme authentique du graffiti.

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